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Publié le par Juju

Le 8 Décembre avait lieu la Saintélyon... c'est pour moi l'objectif de l'année... Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le plus vieux Trail de France, rejoignant Saint Etienne à Lyon en passant par les monts du Lyonnais. Pour cette 60eme édition, les organisateurs nous ont concoctés un parcours se raprochant du premier parcours: 75km pour 1900mD+ et 2200mD-.

Samedi 7 Décembre à 13h34, je prends le train gare du mans avec mon client Charles, direction Lyon. A mon grand étonnement, au moins 50% des voyageurs sont des trailers. Ils sont reconnaissables de loin !!! Kmel bag sur le dos, sac à chaussures dans les mains, et des vêtements Salomon ou The North Face. Les discussions s'enchainent rapidement, "tu fais le combien ???" "tu penses mettre combien de temps ???" "tu mets quoi sur le dos ??? deux ou trois épaisseurs???" " ils annoncent de la neige ???" "il va faire quelle température la haut??"....... et au bout de 30 minutes, tout le monde dormait, comme ci tous les trailers faisaient le plein d'énergie, déjà conscient que ça va être très dure.

16h40, arrivée à la gare de Paredieu à Lyon. Et là, il y a du trailer au mètre carré. Nous prenons le taxi direction le Novotel de Gerland. Nous discutons avec le chauffeur de Taxi: "alors vous êtes là pour la fête des lumières ou pour la Saintélyon" nous dit il. On comprends déjà que la doyenne est connue par tous les lyonnais. Nous posons les valises et direction le stade Gerland pour récupérer les dossards. Dans le hall, les numéros de dossards par noms, "Pasquier Julien 766 dossier complet". Plus loin, nous nous installons dans la file de 100m, et là, on se dit que ça va être très long, très très long. Le trailer recherche plutot de grands espaces de liberté, et là, on est confiné avec une grosse chaleur. Jusqu'au moment où un organisateur crie tout fort: "les dossiers complets c'est par ici". Un grand moment de bonheur, cinq personnes devant nous. Nous récuperons notre dossard, nous remplissons les fiches de sécurité à garder sur nous en cas de problème (groupe sanguin, personnes à appeler,...), nous récupérons notre cadeau (un super bouquin sur les 60 ans de la Saintélyon), nous prenons nos place pour le trajet Lyon St Etienne en bus 12€. Au chrono, 15min pour tout récupérer, quelle organisation !!!!! on rescend déjà les 60 ans de mise au point de cette grande fête..

18h00, retour à l'hotel.... et là encore, beaucoup de trailer et de familles qui accompagnent le papa, futur héro du week end. On se donne rendez vous à 19h00 en bas. Une heure pour se préparer, pour ne rien oublier. Je commence par étaler toutes mes affaires dans ma chambre, par ordre d'habillement. Une petite douche, un massage à la crème antifrottement, et c'est parti pour 30min de préparation.

19h00, nous nous retrouvons en bas de l'hotel avec nos sacs de couchage sous le bras. Nous donnons nos clés au standardiste de l'hotel et il nous répond: "bon courage, bonne nuit, et pour info, le petit déjeuner c'est jusqu'a 11h" avec un grand sourire.

19h15, nous nous dirigeons vers les bus... au moins une soixantaine de bus sont prêt à être chargés. Cinq minutes de queue sous une température de 1-2°C, et nous nous retrouvons dans un bus. Température: au moins 25°C. La route se passe bien, il n'y a pas un bruit, mais personne ne dort. La pression commencerait elle a monter!!!

20h30, arrivée à Saint Etienne, stade Geoffroy Guichard. C'est bizarre, les rond points sont enneigés, les vitres des voitures sont gelées. Nous descendons du bus, nous comprenons rapidement qu'il fait plus froid qu'à Lyon. Nous sommes frigorifiés. Direction un resto, pour pouvoir savourer notre dernier repas. Mais c'est bizarre, tout le monde à eu la même idée que nous. Nous passons devant le bowling, et là un declic: "ils font peut être à manger". Bonne pioche. Nous rentrons dans le bowling, une cinquantaine de paire d'yeux ce retournent sur nous, tels des extra terrestres. On s'installe et la "charmante" serveuse viens nous voir: "vous faites la Saintélyon ?". C'est vraiment là que nous avons compris que les gens du bowling sont au courant que dans quelques instants il y aura une drôle de course qui fait depuis un certain temps la fierté de leur région. Bref, revenons à notre festin: une superbe pizza avec deux verres de Coca nous attendent, et enfin un café pour terminer. Que du bonheur avant l'inconnu et la supposée souffrance de l'effort. Nous repartons, et le videur du bowling nous souhaite bonne chance: "merde les gars et amusez vous bien".

22h00, nous rentrons dans la salle des expos du stade Geoffroy Guichard. Grosse surprise. 4-5000 personnes attendent l'heure du départ et une bonne partie est en train de dormir. Difficile de trouver une place. On fait le tour de la salle. C'est bon il y a une place a coté de l'issue de secours. On m'avait conseiller de prendre un duvet, et on se retrouve à faire un petit "somme", les écouteurs dans les oreilles pour ne plus entendre de bruit et mon cache col sur les yeux pour ne plus rien voir. Au bout de trente minutes, je me reveille car j'ai froid. La place idéale se transforme en un vieux courant d'air. Les joints de la porte étant mort, le froid rentrait dans la salle comme ci la porte était ouverte. On calfeutre le bas de la porte avec le peu de vêtement que nous avons, je me retourne et c'est repartis pour 30 minutes de repos.

23h00, le speaker prend le micro:" plus qu'une heure avant le départ, tout le monde se réveille, commencé à vous habiller, trois couches sont obligatoires (Tshirt, pull, manteau) car il fait actuellement -12°C à Sainte Catherine". Ouah, le réveille est violent. Entre le fait de se dire que je suis prêt, ça fait 3 mois que je me prépare spécialement pour ça et qu'il reste plus qu'une heure, et la sensation de partir dans l'inconnu la plus totale: "-12°C, il a bien dis -12°C?", "le pull tu le mets tout de suite, ou dans le sac pour le mettre plus tard?". Que des questions dont nous avons les réponses mais la montée du stress nous fait douter, tel des gamins en train de passer une épreuve capitale qui influencera sur notre carrière.

23h20, nous sortons de la salle avec nos duvets sous le bras, et nous nous dirigeons vers la consigne. Une soixantaine de camions Europcar sont alignés avec les numéros de dossards 0-100, 100-200,..... Nous balançons nos duvets pour les retrouver à l'arrivée. Encore une fois, c'est une sacré organisation.

23h40, Nous arrivons sur la ligne de départ,nous faisons un tour vers les élites pour reconnaitre quelques trailers connus mais ils ne sont pas encore là. Alors ou est-ce qu'on va se placer. A oui, je ne vous ai pas dis, notre objectif est de ralier l'arrivée en 13h. Le temps maximum pour réaliser les 75kms est de 15h. Donc nous pensons arriver vers les 5000eme sur 6600 participants environ, qui pour un gars qui a commencé la course à pied il y a 1 an et demi, c'est plutôt pas mal. Direction les SAS, moins de 7h, entre 7h et 9h, entre 9h et 11h, et le notre 11h et plus. Soit les gens n'ont pas compris l'histoire des SAS, soit le niveau est très elevé car nous nous retrouvons en dernière position pour le départ, avec quelques trailers qui ont comme unique objectif: être finisher.

00h00. 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1, c'est parti. tout le monde crit de joie, c'est le moment que l'on attend tous depuis des mois. On aperçois au loin les premiers qui sont partis comme des fous, et nous, nous mettons environ dix minutes pour passer sous l'arche de départ. C'est la surprise de voir que les Stéphanois sont dans la rue pour nous applaudirent, .....

Nous sortons de la ville, aidée à chaque carrefour par les gendarmes qui bloquent la circulation. Et toujours applaudit par des spectateurs et familles de coureurs. Au bout de 3km, nous nous retrouvons dans la zone industrielle de Saint Etienne. C'est très dure de trouver son rythme entre des gens qui étaient optimisme sur la ligne de départ et qui se sont trompé de SAS, qui ralentissent le rythme, et le fait de se trouver en forme. Pour ma part, ça fait une semaine que je n'ai pas couru tel était mon plan d'entrainement, et franchement j'ai la patate et une réelle envie de courir, ce qui était beaucoup moins la cas une semaine auparavant, après trois mois d'entrainements intenses. Cette semaine m'a fait du bien aux jambes et surtout à la tête. Je la conseille avant un Ultra, afin de faire du jus (comme on dit dans le jargon). On se retrouve même à courir en 4min30 au km. STOP. On se regarde avec Charles, et on se comprends, on ralenti, car on va jamais tenir. Nous retrouvons notre vitesse de croisiere et nous passons devant une usine avec un panneau publicitaire: température -5°C. On est bien, on ne rescend pas le froid mais nous sommes qu'à 400m d'altitude. Puis nous nous dirigeons vers la premiere montée en enrobés. Je pense qu'il y avait 300mD+, ce qui permet d'étirer le peloton et de voir qu'il y a déjà pas mal de monde derriere nous. Ca fait une heure qu'on est parti, et deja 10km de fait. Ca commence plutôt pas mal, je regarde Charles: "A cette allure on va mettre que 7 heures" d'un ton ironique. En haut de cette longue cote en enrobés, les premiers single tracks. De la belle terre bien dure. "Enfin", je me dis dans ma tête. on va pouvoir commencer à s'amuser. Les jeunes stéphanois sont présent. Grosse ambiance: barbecue, alcool, musique à fond, des cloches et des encouragements. Malheureusement, les premières plaques de verglas font leur apparition, ça oblige à ne plus faire le fou et à regarder ou mettre les pieds.

2h00, 16eme Km, nous voila arrivée au 1er ravito à Ste Catherine. Nous sommes en avance sur notre objectif d'environ une heure. Nous rentrons dans le barnum, c'est noir de monde, on nous avait prévenu, il ne faut pas rester. Nous reprenons la route, direction le prochain ravito dans 12km (28eme). Nous traversons Ste Catherine, le village est bondé, mélangé entre les familles et les habitants qui vivent un peu enclavés toute l'année, et qui accueillent 6000 coureurs. Nous passons devant la pharmacie, -12°C. Nous sortons de la ville, et c'est partie pour le plus gros morceau, mais j'ai prévu deux heures entre ces deux ravitos, c'est large, très large. En réalité, c'est 12km de singles tracks, enneigés, verglacés, le plus souvent verglacés sous une fine couche de neige, et en dessous, des plaques de granite qui peuvent être fatale si on cogne sur la tranche. Il était tombé 60cm dans cette région il y a 10 jours, et je n'ose imaginer ce que c'était, car déjà là, c'est la Lune. Je tourne la tête dans tous les sens, c'est Blanc, Blanc, Blanc. Heureusement que l'on suit le camarade de devant car tout seul je pense qu'il y a moyen de se perdre. Les gens ne sont pas trop hardi, hésite à se lancer dans la neige. Et c'est parti, 4 pattes en l'air par ci, deux par là, un grand ecart, .... Tout le monde se retrouve par terre. Je m'en sors bien car je me retrouve qu'une seule fois sur les fesses, lors d'une descente raide. "aille", je me relève, dix personnes arrivent autour de moi: "ça va, ça va,...""pas trop mal". Nous sommes tous dans la meme galère, et l'entraide est exceptionnelle. Tout le monde s'occupe de tout le monde, dans les descentes, nous sommes à la queue leuleu , les mains sur les épaules du collègue de devant pour ne pas se reprendre une autre chute. Charles s'est pris six gamelles, dont une sur le genou et une autre ou il a voulu se ratrapper au branches, dommage c'était des ronces !!!! Nous avons mis finallement 2h15 entre les deux ravitaillements, avec des chutes, le froid et la peur de se reprendre une autre chute. On est fatigué. On arrive dans le barnum, en pensant que le plus gros morceau est passé. On fait l plein des Kmel. Les installations sont très bien. Des tuyaux d'arosage avec des raccords dans tous les sens. Ca permet de remplir une trentaine de Kmel en même temps. Mais pour moi pas de bol. Il faisait tellement froid dehors que le tuyau à gelé. Le temps que les organisateurs comprennent la panne, de remplir les Kmel avec des bouteilles d'eau, une petite soupe, et c'est reparti, direction le troisieme ravito. Ca caille. Nous sommes resté trop longtemps sous le chapiteau, et maintenant nous sommes gelés. Je pique une accélération pendant un petit km, c'est bon j'ai chaud. La veste en Gore Tex rempli très bien ces fonctions. Nous repartons dans l'esprit que le plus dure est passé qu'il y a encore 14km jusqu'au prochain ravito, plutot sympa. Nous partons dans la foret, le noir est intense et le sol est piégeux. Racines, pierres tranchantes, et le passage de plusieurs milliers de trailers n'arrange pas les choses. On peut déjà apercevoir des trailers avec les couvertures de survi le long de la piste. Nous nous rendons vite compte que nous descendons en altitude, et que les pistes des prochains km subissent la fonte des neiges. Un petit air d'Ecuillé !!!. Nous évitons les flaques d'eau mais il faut se rendre à l'evidence, il y a des passages ou les chaussures sont recouvertes de boue. Les chemins se transforment en cour d'eau. Les trailers du dimanche se retrouve à monter dans la foret pour ne pas se mouiller les pieds. Un peu bizarre. Comme ci certain était venu pour ne surtout pas se salir. Nous on baisse la tête et on fonce. Ca monte, ça descends, du vrai bon trail, jusqu'au 36eme km. Et la The Patate. 2km, 500mD+ à travers la foret. Des cordes sont même installées tellement ça grimpe. Mais curieusement, je suis bien et les cuisses grimpent toutes seules. Ca permet de doubler pas mal de concurrents qui restent literallement plantés dans la bosse. En réalité, je pense que cette troisieme portion était la plus dure. Les kms précédents commencent à se faire sentir.

6h25 42km, 3eme ravitos. On ne se fait pas avoir, on prend à boire et à manger et nous sortons tout de suite. Bizarre, on se retrouve tous dehors, comme ci tout le monde c'est fait avoir sur les ravitaillements précédents. J'en profite pour faire les premiers étirements, mais je suis bien. C'est reparti. On est sur maintenant que le plus dure est passé. Effectivement, on se retrouve dans la campagne entre passage sur enrobés, sous bois, traversée de petits villages désertiques. La fatigue commence à se faire sentir, et la solitde aussi. De temps en temps, on aperçois au loin les lumières de Lyon. C'est beau, et l'objectif final est à portée. Contrairement à la premiere partie de la course, l'économie d'énergie est dans notre tête à tout instant. Une bosse on marche. une descente dangereuse on marche. 7h30, le jour se lève. C'est la premiere fois que je me retrouve à faire un sport en observant le levé du soleil. Les papis et mamis font leur apparitions le long de la course. "Allez les champions, c'est bientot fini". Bientot fini, bientot fini, il reste 25 bornes quand meme papi. Nous continuons la route et Charles commence à ne plus avancer. Il marche dans les montées et les descentes, et cour seulement sur l'enrobés. Je décide de continuer sur mon rythme et de l'attendre dans 5 km au ravitos du 55km. Arrivée à Soucieu en Jarrest, le village est bondé. Les familles sont dehors. Les banbins encouragent la famille , le voisin, l'ami, et tous les coureurs. Il y a beaucoup d'émotion, j'ai les yeux au bord des larmes. On arrivaient dans leur village comme des héros qui ont survécu à une nuit et une météo compliquée. Les enfants ont les yeux qui brillent, c'est poignant.

8h20, ravitos du 55km. Je fais le plein du Kmel, je m'étire, discute avec des trailers. Je suis prêt à repartir et mon Charly arrive. On décide de se séparer ici. Je repars avec le soleil, direction Lyon et les 20kms ultimes. On bout de 2km, à la sortie du village, je descends un petit chemin et une pierre se dérobe sous mes pieds. C'est le drame. Je me fais super mal au dos. Déja que je ne suis pas super souple, alors avec un dos coincé !!!!! Les dix km à venir non rien d'exceptionnelles. On se retrouve dans la banlieue Lyonnaise, à traverser les quartiers résidentiels. L'enrobés me fait très mal au dos et du coup au jambe aussi. Me voila arrivée au km 67,8..... en haut du viaduc, le ravitaillement est en bas, et bien sur en face, on voit qu'il faut remonter le viaduc. Je pense qu'il y a 80mD+ en 200m, ça calme. Je descend.

10h26, ravitos du 68km. je mange, je bois et je m'étire très longtemps car mon dos me fait souffrir le martyre. Et c'est reparti pour remonter le viaduc. Je commence la montée et deux trailers passent à coté de moi en discutant:" c'est la la cote qui fait 1,5km de long que je t'avais parlé". Je rigole. 1,5km on voit bien que la cote fait 200m. Arrivée en haut, il y a un virage à droite et la, la claque. Il avait raison, ça grimpe, ça grimpe. Des habitants on créé des ravitos intermédiaires car ils savent très bien que ça va être long pour nous. J'ai mal au dos, c'est dure mais c'est impossible de s'arrêter la, si proche du but..... On traverse les quartiers et on arrive au bord du Rhone. Il faut descendre un escalier gigantesque, surement plusieurs centaines de marches. Tous les trailers les descendent une par une accrochés à la rambarde. On traverse la route, on descend le long des berges, on remonte, on traverse le pont, les automobilistes klaxonnent pour nous encourager. On se retrouve dans le parc du stade Gerland, le long du fleuve. Les coureurs du Dimanche nous déposent. Moi j'en peux plus. Je cours 100m, je marche 100m et à 500m de l'arrivée, on commence à entendre le micro du speaker et les applaudissements des spectateurs. Il y a foule, c'est super sympa.

11h33, ARRIVEE, 3266...... Les photographes sont là, tout le monde attends son héro. Les larmes me viennent surement du à la fatigue et à ces 20 derniers km qui mon fait souffrir le martyre. Tout le monde fait couler sa petite larme. Trois mois que je m'entraine pour ce moment là. la joie est immense et la fierté aussi. Je fais chercher ma récompense, mon t- Shirt Finisher. La classe. Je m'étire en attendant Charles. Il arrivera 23 mn après moi. Nous allons chercher à manger, et récuperer nos duvets. Le km pour retourner à l'hotel est très très dure. Je suis rouillé, je n'avance plus, j'en ai marre, je veux dormir. On arrive à l'hotel, encore une fois, nous sommes accueillis comme des surhommes par les utilisateurs de l'hotel et les standardistes. Nous sommes degueulasses, on a ruiné l'hotel avec nos pattes sales.

12h30, je suis dans ma chambre. J'ai énormement de mal à me déshabiller. Je n'ai plus de force et j'ai mal au dos. Mes pieds sont noirs. La douche me fait un bien fou. Une aspirine et au lit.

16h30, le réveille sonne. Aille. ca pique. Je suis décalqué. On se prépare et on se rejoins à 17h30 en bas. L'hotel est vide. pas un trailer dans le coin. Le taxi arrive et nous emmene à la Gare de Lyon pour trois heures de sommeil dans le train.

J'en profite pour écrire mes derniers récits et remerciements à tous mes suporters du week end car les messages ont été nombreux.

Pour conclure, c'est surement un des plus beaux trail de France et surement un des mieux organisés . C'est à faire soit en solo ou en relais.

Saintélyon 2013
Saintélyon 2013
Saintélyon 2013
Saintélyon 2013
Saintélyon 2013
Saintélyon 2013
Saintélyon 2013

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Alan 19/01/2014 20:30

Superbe récit ju.. Vraiment bravo, trop fort.

Alex 12/01/2014 21:14

Vraiment Top!! A faire??

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